COMMUNAUTE ISRAELITE DE TUNISIE

La communauté juive est aujourd'hui présidée par le sénateur Roger Bismuth, élu en octobre 1999, à la tête d'une nouvelle direction.

Il y a six écoles primaires (Tunis, Djerba et Zarzis), quatre écoles secondaires et deux yeshivot (Tunis et Djerba) ainsi qu'un jardin d'enfants, une maison de retraite et plusieurs restaurants et boucheries cachers.
Le gouvernement accorde aux Juifs la liberté de culte et prend en charge le salaire du grand rabbin.
Encore une trentaine de synagogues, dont sept à Tunis,la Goulette et La Marsa sont toujours fonctionnelles.
On estime le nombre de Juifs tunisiens à 1 500, dont la moitié vit à Tunis ou dans sa banlieue, environ 700 à Djerba et les autres à Gabès, Zarzis, Sousse, Sfax et Nabeul.

Aujourd'hui, c'est surtout cette mémoire de la communauté juive tunisienne qui transparaît chez les juifs tunisiens de France et d'ailleurs,dans la musique, le chant, le folklore, les rites, les célébrations et les pèlerinages collectifs à Djerba.


Liste des membres du Comité Directeur de la Comunauté juive de Tunis :

> M. Roger BISMUTH
> M. Khlifa ATOUN
> M. Max ZANA
> M. Jean-Pierre LISCIA
> M. Gérard BERREBI
> M. Roland SAADA
> M. Georges TIBI
> M. Simon BRAMI
> M. UZAN


Liste des Grands Rabbins de Tunis



GRANDE SYNAGOGUE DE TUNIS OFFERTE PAR LE MECENE OSIRIS




Parmi les nombreuses synagogues qui ont été érigées en Tunisie, notamment au 20ème siècle, la Grande Synagogue de Tunis est la seule à avoir un caractère monumental.

Elle est située sur l'avenue de la Liberté (anciennement Avenue de Paris, quartier de La Fayette) au centre de Tunis, non loin de la station de métro « République » et du jardin Habib Thameur aménagé sur le site de l'ancien cimetière israélite de Tunis.

L'initiative de sa construction revient au baron Giacomo Di Castelnuovo issu de la communauté des Granas. Dans les années 1870, il réclame à Sadok Bey un terrain pour construire un temple commun aux Granas et aux Twânsa, les deux branches du judaïsme tunisien. L'emplacement actuel est le résultat d'une donation de Daniel Osiris.

Mise en travaux de juin 1933 à décembre 1938 et destinée à remplacer l'ancienne synagogue du quartier juif de la Hara, elle est l'œuvre de l'architecte Victor Valensi. Elle a été inaugurée officiellement en 1938. Situé non loin du quartier dit "Lafayette" où vivaient de très nombreux Juifs, elle abritait dans ses bâtiments annexes(derrière la synagogue, rue Glatigny ), un Talmud Thora, le "ketteb", où les jeunes Juifs de la partie "européenne" de la ville préparaient leur bar mitzva, appelée alors "communion".

La grande synagogue de Tunis demeure l’un des plus importants monuments de culte juif de Tunisie.









Tombe de Daniel Iffla
au cimetière de Montmartre



BIOGRAPHIE D'OSIRIS

Daniel Iffla (dit Osiris) est un financier et mécène, né à Bordeaux en 1825 et mort à Paris en 1907.

Issu d'une famille juive marocaine, il fait fortune à Paris dans la banque. Il investit dans les chemins de fer espagnols, ce qui lui vaut d'être décoré de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

Il se consacre au mécénat à la mort de son épouse - chrétienne - Léonie Carlier, un an après qu'elle lui ait donné deux enfants.

« Il s'appelait Daniel Iffla mais, par décret impérial, avait ajouté "Osiris" à son patronyme. À la Bourse, il était connu de tous simplement comme Osiris. Rue La Bruyère où il possédait cinq hôtels particuliers dont celui où il vivait, on lui donnait avec respect et sympathie du Monsieur Osiris. Il était le prototype du mécène moderne doublé d'un homme d'oeuvres. Son obsession philanthropique procédait à la fois de la tradition juive de la tsedaka (charité) et des valeurs républicaines.

Il fera édifier une statue en l'honneur de Jeanne d'Arc à Nancy, constituera une impressionnante collection de reliques napoléoniennes, lèguera une fortune à l'Institut Pasteur, rachètera le domaine de La Tour Blanche (Sauternes) à Bommes, et offrira la Malmaison à l'État à condition qu'on y poursuive le retour du mobilier d'origine et qu'un Pavillon Osiris y présente en permanence sa collection ».

Passionné par Napoléon, il achète en 1896, « en souvenir du siège de Toulon auquel son grand'père avait participé », le château de Malmaison, le sauvant ainsi de la démolition, le restaure, l'offre à l'État français en 1903, et lègue sa collection au musée qui vient d'y être créé.

Il lègue sa fortune à l'Institut Pasteur (qui l'utilise en partie pour la création de l'Institut du Radium) ainsi qu'à des institutions charitables.

Iffla fait construire des synagogues à Paris, rue Buffault[1], à Arcachon, à Bruyères, à Tours, à Vincennes, à Tunis et à Lausanne. À cette dernière ville, il offre aussi une statue de Guillaume Tell (en remerciement aux Suisses pour leur accueil fait à l'armée de Bourbaki en 1871).

Il fit également construire la villa Alexandre Dumas dans la « ville d'hiver » d'Arcachon et est à l'origine de l'école de viticulture et d'œnologie de la Tour Blanche dans le Bordelais.

Il peut aussi être considéré comme le fondateur des premiers « restaurants du cœur » car il lègue à la Ville de Bordeaux 2 millions de francs pour, selon ses propres mots « y créer un asile de jour installé sur un bateau où seront reçus des ouvriers âgés et indigents des deux sexes, sans distinction de culte »., "bateau-soupe" qui fonctionna de 1913 à 1940.

Sa tombe parisienne en marbre blanc est surmontée d'une grande reproduction en bronze du Moïse de Michel-Ange (basilique Saint-Pierre de Rome).

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