
COMMUNAUTE ISRAELITE DE TUNISIE
La communauté juive est aujourd'hui présidée par le sénateur Roger Bismuth, élu en octobre 1999, à la tête d'une nouvelle direction.
Il y a six écoles primaires (Tunis, Djerba et Zarzis), quatre écoles secondaires et deux yeshivot (Tunis et Djerba) ainsi qu'un jardin d'enfants, une maison de retraite et plusieurs restaurants et boucheries cachers.
Le gouvernement accorde aux Juifs la liberté de culte et prend en charge le salaire du grand rabbin.
Encore une trentaine de synagogues, dont sept à Tunis,la Goulette et La Marsa sont toujours fonctionnelles.
On estime le nombre de Juifs tunisiens à 1 500, dont la moitié vit à Tunis ou dans sa banlieue, environ 700 à Djerba et les autres à Gabès, Zarzis, Sousse, Sfax et Nabeul.
Aujourd'hui, c'est surtout cette mémoire de la communauté juive tunisienne qui transparaît chez les juifs tunisiens de France et d'ailleurs,dans la musique, le chant, le folklore, les rites, les célébrations et les pèlerinages collectifs à Djerba.
Liste des membres du Comité Directeur de la Comunauté juive de Tunis :
> M. Roger BISMUTH
> M. Khlifa ATOUN
> M. Max ZANA
> M. Jean-Pierre LISCIA
> M. Gérard BERREBI
> M. Roland SAADA
> M. Georges TIBI
> M. Simon BRAMI
> M. UZAN
Daniel Iffla (dit Osiris) est un financier et mécène, né à Bordeaux en 1825 et mort à Paris en 1907.
Issu d'une famille juive marocaine, il fait fortune à Paris dans la banque. Il investit dans les chemins de fer espagnols, ce qui lui vaut d'être décoré de l'ordre d'Isabelle la Catholique.
Il se consacre au mécénat à la mort de son épouse - chrétienne - Léonie Carlier, un an après qu'elle lui ait donné deux enfants.
« Il s'appelait Daniel Iffla mais, par décret impérial, avait ajouté "Osiris" à son patronyme. À la Bourse, il était connu de tous simplement comme Osiris. Rue La Bruyère où il possédait cinq hôtels particuliers dont celui où il vivait, on lui donnait avec respect et sympathie du Monsieur Osiris. Il était le prototype du mécène moderne doublé d'un homme d'oeuvres. Son obsession philanthropique procédait à la fois de la tradition juive de la tsedaka (charité) et des valeurs républicaines.
Il fera édifier une statue en l'honneur de Jeanne d'Arc à Nancy, constituera une impressionnante collection de reliques napoléoniennes, lèguera une fortune à l'Institut Pasteur, rachètera le domaine de La Tour Blanche (Sauternes) à Bommes, et offrira la Malmaison à l'État à condition qu'on y poursuive le retour du mobilier d'origine et qu'un Pavillon Osiris y présente en permanence sa collection ».
Passionné par Napoléon, il achète en 1896, « en souvenir du siège de Toulon auquel son grand'père avait participé », le château de Malmaison, le sauvant ainsi de la démolition, le restaure, l'offre à l'État français en 1903, et lègue sa collection au musée qui vient d'y être créé.
Il lègue sa fortune à l'Institut Pasteur (qui l'utilise en partie pour la création de l'Institut du Radium) ainsi qu'à des institutions charitables.
Iffla fait construire des synagogues à Paris, rue Buffault[1], à Arcachon, à Bruyères, à Tours, à Vincennes, à Tunis et à Lausanne. À cette dernière ville, il offre aussi une statue de Guillaume Tell (en remerciement aux Suisses pour leur accueil fait à l'armée de Bourbaki en 1871).
Il fit également construire la villa Alexandre Dumas dans la « ville d'hiver » d'Arcachon et est à l'origine de l'école de viticulture et d'œnologie de la Tour Blanche dans le Bordelais.
Il peut aussi être considéré comme le fondateur des premiers « restaurants du cœur » car il lègue à la Ville de Bordeaux 2 millions de francs pour, selon ses propres mots « y créer un asile de jour installé sur un bateau où seront reçus des ouvriers âgés et indigents des deux sexes, sans distinction de culte »., "bateau-soupe" qui fonctionna de 1913 à 1940.
Sa tombe parisienne en marbre blanc est surmontée d'une grande reproduction en bronze du Moïse de Michel-Ange (basilique Saint-Pierre de Rome).
Conception : eDirect Tunisie
Réalisation du Comité de Coopération présidé par le Dr Robert BISMUTH
www.comitecoop.org